5650605_ccca30b8-f052-11e5-a1a2-e8bd1f52ba25-1_1000x625Comme je m’en étais déjà inquiété à plusieurs reprises, la tarification des TAPs à Colombes pénalise toutes les familles. Mes craintes sont donc désormais confirmées par les chiffres que la mairie de Colombes a bien voulu fournir aux associations de parents d’élèves (mais pas à l’opposition municipale).

Selon les données reçues, 4 700 élèves sont inscrits aux TAPs sur 9 500 en tout. C’est donc moins de 50 % des enfants de notre ville qui bénéficient désormais de ces temps d’activité périscolaire.

A y regarder de plus près, les inégalités se creusent encore plus : seulement 30 % des enfants des quartiers populaires sont inscrits au TAPs quand 70 % des enfants des quartiers plus favorisés le sont.

Une véritable discrimination sociale frappe ces familles qui voient leurs enfants privés d’accès aux pratiques culturelles, artistiques et sportives pour des raisons financières.

Par ailleurs, les chiffres démontrent également que Madame Gouéta a surestimé le coût des enfants inscrits au TAPs. Selon la mairie, la dépense moyenne par an et par enfant est de 760 euros alors que les calculs montrent que le coût réel est en fait de 312 euros (lorsque l’on calcule reprend l’exemple pris par Madame Gouéta qui estimait que 4250 enfants coutait 1 330 000 euros).

Enfin, si on prend le chiffre de 312 euros par enfant et par an, on estime que si 4700 enfants sont inscrits aux TAPs, alors le coût total est de 1 466 000 euros. Ainsi, le coût réel des TAPS pour la ville de Colombes revient à 131 600 euros, et non 780 000 euros comme cela avait été annoncé dans le magazine de Colombes de septembre 2015. La participation financière de la ville dans les TAPs est donc en chute libre.

Mieux que des mots, ces chiffres montrent le retrait de la ville de la politique éducative.

En réalité, la fin de la gratuité des TAPs n’est pas qu’un choix budgétaire, c’est aussi un choix politique.

(131 600 euros, c’est moitié moins que le fonds d’amorçage et que la Caf. La ville participe moins que le fonds d’amorçage  et la CAF).

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