6542445_1-0-960949446_1000x625Agrocité est sommée par la justice de quitter le terrain qu’elle occupe rue Jules-Michelet avant… aujourd’hui. Rien n’a encore été démonté.

L‘imposant bâtiment en bois démontable et les jardins sont toujours là. A Colombes, la ferme urbaine Agrocité, gérée par l’AAA (Atelier d’architecture autogéré) avait jusqu’à aujourd’hui pour quitter le terrain qu’elle occupe au 8, rue Jules-Michelet. Mais elle n’a pas plié bagage. En octobre, le Conseil d’Etat avait tranché en faveur de la mairie (LR), à l’origine d’une procédure d’expulsion. « Cela fait deux ans qu’ils doivent partir, tonne-t-on à l’hôtel de ville. Quand une décision de justice est prise, il faut la respecter ! »

A la place de la ferme, la municipalité souhaite construire un parking de 182 places. « C’est absurde ! Ils dépensent de l’argent public pour rien. Celui existant est en permanence à moitié vide », s’emporte Constantin Petcou, responsable d’Agrocité

100 € par jour de pénalité de retard

D’abord menacé de disparition — Colombes étant réticent à offrir un autre terrain –, le site a trouvé un point de chute rue Jules-Verne, à Gennevilliers. « Tant pis pour Colombes ! C’est un formidable projet. Les Gennevillois sont ravis », assure le député Alexis Bachelay (PS).

Même si tout semble prêt, le déménagement, qui sera pris en charge par l’Etat, n’interviendra au mieux qu’en avril. « Nous cherchons encore des financements, nous sommes en train de préparer le terrain… » se défend Constantin Petcou. Mais la note risque d’être salée : les pénalités de retard ont été fixées à 100 € par jour.

La mairie, déterminée à récupérer le terrain au plus vite, va de nouveau faire appel au préfet pour avoir recours aux forces de l’ordre. Une demande déjà formulée quelques mois plus tôt, mais retoquée pour attendre l’issue finale de la procédure judiciaire. « Ils doivent partir tout de suite », explique la mairie, qui espère que le parking sera réalisé « avant l’été ». Mais les défenseurs de la ferme ne semblent d’accord : « Je crois en la rationalité des gens, et en leur volonté de faire ce qui est bien pour leur ville, sourit Constantin Petcou. Des milliers d’habitants ont signé notre pétition, un élu devrait les écouter… »

  Le Parisien

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